- Détails
- Création : 19 mai 2024
- Mis à jour : 14 mai 2025
- Publication : 19 mai 2024
- Affichages : 3699
Édouard COLLIOT
(Saucourt, 1863-Boulogne-Billancourt, 1923)
Jean-Claude SEGUIN
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Joseph Colliot ([1821]-Paris 8e, 27/09/1872) et Gertrude, Henriette, Adélaïde, "Adèle" Olivier (Joinville, 03/06/1828-Paris 13e, 20/06/1915). Descendance :
- Alexandre Colliot ([1855]-Paris 17e, 08/03/1882)
- René, Eugène Colliot (Manois, 14/04/1858-)
- Jules, Arthur Colliot ([1859]-Paris 17e, 30/04/1891) épouse Caroline, Théodore Joyeau ([1861]-)
- Édouard, Eugène Colliot (Saucourt, 31/12/1863-Boulogne-Billancourt, 06/08/1923) épouse (Paris 17e, 05/04/1890) Marie-Agnès Gattebois (1864-1934). Descendance:
- Édouard, Henri Colliot (Paris 17e, 25/02/1891-Paris 17e, 07/12/1892)
- Henri, Édouard Colliot (Paris 17e, 08/07/1896)-Clichy-sous-Bois, 14/09/1898).
- Henri, Édouard Colliot (Paris 17e, 25/09/1900-Châteauneuf-Val-de-Bargis, 29/06/1987) épouse (Clichy, 19/04/1924) Yvonne, Wilhemine Defrance (Lille, 23/11/1901-Courdemanche, 11/06/1981)
- Lucienne, Henriette Colliot (Paris 17e, 09/03/1905-)
- épouse (Boulogne, 25/05/1926. Div. 18/12/1940) Roger, Raoul Fadey
- épouse (Levallois-Perret, 13/12/1952) Léger, Emile Boulant.
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Les origines (1863-1901)
Fils de Joseph Colliot, cultivateur en Haute-Marne, Édouard Colliot quitte Saucourt pour Paris, avec sa famille, aux alentours de 1870. Son père décède en 1872 alors qu'il n'a que neuf ans. En 1883, il est appelé sous les drapeaux et exerce alors la profession de maréchal ferrant. Il part pour le 5e cuirassiers le 12 décembre 1884, puis est envoyé en congé le 29 septiembre 1888, avec un certificat de bonne conduite. Au moment de son mariage (1890), il figure comme "garçon de magasin", profession qu'il exerce encore en 1898. À la naissance de son fils Henri, Édouard (1900), il est en voyage.
Le Cinématographe Gaumont ([1902]->1905)
On ignore dans quelles circonstances Édouard Colliot va rentrer au service de Léon Gaumont, ni à quelle date. Un possible indice est constitué par la présence de deux vues animées dans le catalogue Gaumont : Procession religieuse à Trèves (18 mai 1902) et La Procession des fous à Echternach (20 mai 1902). Ces films ont directement à voir avec le pionnier allemand Wendel Marzen qui les a mis à son réperfoire. Du deuxième, on peut lire dans la presse luxembourgeoise les informations suivantes :
Procession dansante d'Echternach en 3 grands tableaux vivants. Vue prise par la direction le 20 mai 1902 en 68,000 photographies. (La direction payera 1000 Francs à chacun qui peut faire voir des tableaux aussi grands et aussi nets).
L'Indépendance luxembourgeoise, Luxembourg, samedi 21 juin 1902, p. 3.
Le fait que ces films soient ainsi passés au catalogue Gaumont indique que Wendel Marzen a des relations avec le Comptoir de la Photographie. Cela va d'ailleurs se confirmer, trois ans plus tard, alors que de nouveaux tournages sont prévus au Luxembourg et qu'Édouard Colliot est appeler pour ces prises de vues. C'est d'ailleurs grâce à l'article suivant que l'on apprend qu'il est "opérateur cinématographique" de la société :
Cinématographe — Il y avait foule hier soir, à l’hôtel de Cologne, où le cinématographe de M. Märzen faisait défiler ses nombreuses et belles photographies animées.
Dès le début de la représentation, toutes les places se trouvaient occupées, et la caissière a dû exprimer ses regrets de devoir refuser l’entrée à plus de cinquante personnes.
C’est dire combien le cinématographe jouit de la faveur du public luxembourgeois. Mais aussi, hâtons-nous d’ajouter, que le spectacle de MM. Märzen est aussi brillant que copieux.
Toujours à la recherche de quelque nouveauté sensationnelle, M. Märzen et ses fils ne lésinent pas sur les frais, quand il s’agit de satisfaire leur public. La procession dansante d’Echternach et la cavalcade en font preuve suffisamment. Le site merveilleux de la ville de Luxembourg ne devait pas passer inaperçu à MM. Märzen, et en compagnie de M. Edouard Colliot, opérateur cinématographique du comptoir général de Photographie de la maison L. Gaumont & Cie de Paris, ils se sont empressés de cinématographier les environs si pittoresques de la ville, pour les ajouter à leur programme. C’est une réclame de tous les jours, et qui n’est pas à dédaigner, dont MM. Märzen se sont fait les propagateurs. — Ce soir dernière représentation.
L'Indépendance luxembourgeoise, Luxembourg, lundi 17 avril 1905, p. 3.
Au moment de la constitution de la Société anonyme des Établissements Gaumont (6 décembre 1906), il figure comme l'un des souscripteurs (3 actions de 100 fr). Il réside alors au 47 rue de La Villette (Paris) et exerce la profession de "cinématographiste". Pendant combien de temps Édouard Colliot a-t-il travaillé pour Gaumont ? Aucune autre information ne permet de le dire.
Et après (1907-1923)
Il décède en août 1923, à son domicile, 19 rue du Port à Boulogne-Billancourt et figure sur la table des successions (1923). Son fils Henri Colliot est monteur (1923).
Sources
Remerciements
Claudine Mizzi.