Paul GUICHARD

(Vincennes, 1882-Paris, 1943)

Jean-Claude SEGUIN

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Les origines (1882-1905)

Fils d'une mère passementière et d'un père non dénommé, Paul Guichard, né à Vincennes, figure comme étudiant au moment de son conseil de révision (matricule militaire). Il est mis au service auxiliaire à cause d'une forte myopie. En 1906, il est recensé à Saint-Mandé où il habite (recensement 1906) au 38 grande rue de la République. avec sa mère et son frère Alfred

Le Cinématographe (1906-1943)

Dès 1907, Paul Guichard figure comme opérateur dans un courrier adressé par la maison Pathé au préfet de la Seine afin d'autoriser plusieurs collaborateurs à pouvoir "photographier dans les jardins et lieux publics". Peu après, il épouse à Paris Adrienne Chencus tout en poursuivant ses activités cinématographiques. En 1908, naît son fils André avec lequel il est recensé en 1911 (Saint-Mandé, 38 rue de la République). En 1912, René, son deuxième enfant, voit le jour. Sur les différents documents officiels, Paul Guichard figure comme "opérateur-cinématographe".

En 1923, Paul Guichard va collorer avec le cinéaste Jean Epstein et en 1927 il travaille avec Germaine Dulac. En 1931, il est victime d'un incendie dans un dépôt de films :

Un court-circuit allume un incendie dans un dépôt de films
Un opérateur et une fillette sont grièvement blessés
Un violent incendie qui a rapidement gangé tout un étage, s'est déclaré hier, vers 17 heures, dans un hôtel particulier loué, 60, rue de Monceau, à la Société Cinématographique France-Actualités.
Prévenus par l'agent Le Prevot, du VIIIe arrondissement, les pompiers de la caserne Boursault eurent fort à faire pour se rendre maîtres du feu qu'alimentait la matière éminemment inflammable des films.
Le personnel, rapitement alerté, eut le temps de se sauver devant les flammes. Cependant, un opérateur, M. Arnold Lichtig, 45 ans, originaire de Bucarest, 117, rue Ernest-Reyer, et une fillette de 13 ans, Jacqueline Barreau, 54, rue de Prony, qui visitait l'atelier, reçurent des brûlures profondes. Tous deux ont été admis à l'hôpital Beaujon.
Un deuxième opérateur, M. Paul Guichard, 51 ans, 38, avenue de la République, à Saint-Mandé, a été brûlé aux doigts. Après pansement à l'hôpital Beaujon, il a été reconduit à son domicile.


Le Matin, Paris, 23 septembre 1931, p. 10.

Paul Guichard décède, à Paris, en 1943. 

Sources

MORRISSEY Priska, Les As de la manivelle, Paris, FRHC, 2021, 462 p. 

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1923

Coeur fidèle (Jean Epstein)

La Montagne infidèle (Jean Epstein)

La Belle Nivernaise (Jean Epstein)

Les Aventures de Robert Macaire (Jean Epstein)

Les Trois Rois (Jean Epstein)

L'Éruption de l'Etna (Jean Epstein)

1924

La Casquette du Père Bugeaud (René Le Somptier)

Feu Mathias Pascal (Marcel L'Herbier)

1925

La Vocation d'André Carel (Jean Choux)

1927

Chasseur de chez Maxim's (Nicolas Rimsky/Roger Lion)

La coquille et le clergyman (Germaine Dulac)

L'Invitation au voyage (Germaine Dulac)

1928

L'Eau coule sous les ponts (Albert Guyot)

1929

La Robe (André Brunelle)

Chansons de marins (Maurice Desfassiaux)

1931

Les Gaités de l'Escouade (Maurice Gammage)

Prisonnier de mon coeur (Jean Tarride)

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