SAINT-MANDÉ

Jean-Claude SEGUIN

Saint-Mandé, commune du département de la Seine (auj. Seine-Saint-Denis) (France), compte 11.329 habitants (1894).

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Le Cinématographe Pathé de la Photo Saint-Mandéenne (Préau de l'école des garçons, 16 mars 1901)

C'est à l'occasion d'une soirée organisée par la Photo Saint-Mandéenne que des projections cinématographiques sont organisées grâce à un projecteur Pathé prêté par la société :

PHOTO SAINT-MANDÉENNE
Samedi dernier a lieu, dans le préau de l'école de garçons, la soirée organisée par la Photo Mandéenne.
Un public nombreux et choisi avait répondu à l'appel de la jeune et intéressante Société et à neuf heures, la salle était archi-comble.
Il faut dire aussi que le programme était des mieux composés.
Mme Rouquet, professeur de piano, nous a fait entendre, avec son talent habituel, Nocturne, de Nollet, et Souvenir d'Italie, de Saint-Saëns.
Mlle Jeanne Ceuillé, une fort jolie jeune fille, s'est fait entendre sur la mandoline dans Réveil du Printemps et Marinette. Elle était accompagnée sur le piano, de la maison Gaveau, par Mme Guericolas, premier prix du Conservatoire.
Mme Raulin a chanté avec beaucoup de justesse Margoton, chanson XVe siècle, de Périlhau, et l'air de la Reine de Saba, de Gounod.
Mlle Barris, avec sa verve habituelle, a dit deux monologues inédits, forts drôles : Histoire ponctuée, de P. Billaud, et Black-boulé au Conservatoire, de S. Moy.
Enfin, M. Tarault, professeur de diction, a dit plusieurs monologues qui ont beaucoup amusé l'auditoire et dans lesquels il a recueilli des applaudissements unanimes.
Une indisposition avait empêché, au dernier moment, Mme Laure Brochard-Hermand, la violoniste si appréciée de nos concitoyens, de se faire entendre.
Les projections fixes présentées par les sociétaires ont été très réussies et fort appréciées des spectateurs.
Ce qui a également beaucoup intéressé, ce sont les projections cinématographiques et les auditions phonographiques au moyen des appareils envoyés par la maison Pathé frères. C'était un régal pour les yeux et pour les oreilles et je crois bien qu'il est difficile d'obtenir mieux.
Le Président, M. Porcherot, dans une allocution pleine d'humour, a remercié les personnes présentes et les a engagées à se faire inscrire comme membres honoraires de la Société.
Nous ne saurions trop nous joindre à lui, car la Photo Mandéenne est tout à fait digne d'intérêt. Nous espérons qu'elle renouvellera les séances du genre de celle de samedi dernier, qui a été très goûtée des Saint-mandéens.
Tous nos compliments aux organisateurs, la réussite était complète.


L'Echo de Vincennes, Vincennes, 24 mars 1901, p. 3.

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Le Cinématographe Pathé (Salle des fêtes, 20 mars 1904)

À l'occasion des fêtes municipales, un cinématographe Pathé est prévu pour projeter des vues animées :

La Commission chargée de l’organisation des fêtes municipales à l’occasion de l’ouverture de la salle des fêtes et des agrandissements de la Mairie vient d’en arrêter ainsi qu’il suit le programme :
Samedi 19 mars, à dix heures du soir, dans la salle des fêtes, grand bal sur invitations.
Dimanche 20 mars, à deux heures et demie, concert vocal et instrumental, avec le concours d’artistes de Paris et de la musique de l’Ecole d’artillerie de Vincennes (chef: M. Blin); à huit heures et demie du soir, audition musicale, par la société Symphonique de St-Mandé (chef : M. Hyard).
Pendant les intermèdes, séance de Cinématographe, avec les appareils mis gracieusement à la disposition de la Municipalité par la maison Pathé.
Pour le concert et pour l’audition musicale, des cartes seront mises à la disposition des habitants de St-Mandé qui en feront la demande par écrit au Secrétariat de la Mairie.


Le Tribun, Montreuil, dimanche 20 mars 1904, p. 3.

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